CecileCoudriou-la présidente d’Amnesty International France

Cecile Coudriou répondait aux questions de RFI après le lancement de la campagne « 10 jours pour signer ». Ainsi, les citoyens du monde entier sont invités à montrer leur soutien à dix militants, dont près de la moitié ont été victimes d’atteintes aux droits de l’homme après avoir manifesté.Les libertés fondamentales sont au centre de cette opération « 10 jours pour signer » ; d’une part, la liberté d’expression et, d’autre part, la liberté de manifestation, poursuit la présidente d’Amnesty International France. Une campagne qui coïncide avec les interpellations qui ont eu lieu après la manifestation pacifique de mardi dernier devant le parlement. Ils sont nombreux a avoir dénoncé la façon de faire de la police après les interpellations des activistes de la plateforme citoyenne pour la liberté d’expression, à savoir Me Valayden , Raouf Khodabaccus, Ivann Bibi, Dev Sunassy, Jean-Claude Barbier, et le Professeur RajenNarsinghen entre autres.

Dans son analyse , CecileCoudriou,la présidente d’Amnesty International France
Affirme que les défenseurs des droits humains cherchent à occuper un espace civique, de manière pacifique pour pouvoir faire entendre leur voix. Inversement, les régimes autoritaires, de plus en plus, cherchent à réprimer cette expression dans la rue, de la manière la plus féroce possible, pour faire peur et pour faire taire toute expression dissidente.

Pour autant, ce que l’on observe aujourd’hui, dit-elle, et notamment chez les générations les plus jeunes, c’est que la peur et les risques qu’ils prennent, n’ont absolument pas disparu, mais que les militants ont un tel sentiment d’injustice que d’une manière complètement viscérale ils préfèrent descendre dans la rue, prendre tous les risques, y compris ceux de l’arrestation et de la répression physique, pour pouvoir se faire entendre, indique Cécile Coudriou. La présidente d’Amnesty International Franceva plus loin….

le droit de manifester est une liberté fondamentale comme le droit d’expression, dont découlent les autres droits, dit-elle. Chez les défenseurs du droit à un environnement sain, par exemple, lorsqu’ils sont assez courageux pour s’en prendre à des autorités mais aussi à des multinationales qui ont des pratiques terribles pour l’environnement, descendre dans la rue, s’organiser, se faire entendre sont les dernières choses qu’ils leur restent. C’est l’objectif de l’opération « 10 jours pour signer » : rendre hommage au courage de ces personnes qui, malgré les risques, défendent les droits humains dans leur propre pays.La communauté internationale et tous les citoyens et citoyennes qui la composent peuvent faire la différence en montrant leur soutien à ces personnes courageuses, en montrant leur indignation aux autorités, en faisant appel au droit international pour les rappeler à leurs engagements, à travers une pétition, à travers les réseaux sociaux, à travers des courriers de plaidoyers, pour faire savoir que nous sommes au courant de ce qu’il se passe, que nous sommes au courant de ces violations, souligne encore la présidente d’Amnesty International France.

 

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