La fameuse photo Ramgoolam/Jugnauth prise lors d’une réception officielle à l’ambassade indienne, a été largement commentée dans la presse ce dimanche (22 Août )

 

Josie Lebrasse, “week-end”

Ils doivent, en tout cas, avoir été nombreux dans les deux camps à s’être sentis momentanément un peu cocus au point d’avoir été contraints de ranger au placard les épithètes du genre de « tonton cigare »

et « Pinocchio ». Le s démentis et les clarifications d’usage, venus tardivement, de part et d’autre, vont sans doute rassurer les plus dépités des deux camps. Jusqu’à la prochaine photo ! Jusqu’au prochain emballement ! C’est la caricature de Deven T. dans Le Mauricien du jeudi 19 août qui résume, avec son habituel et habile coup de crayon, le dégoût qu’inspire cette énième évocation d’un rapprochement entre partis que tout est censé opposer.

 

ATTAQUE ET DIVERSION

Michaëlla Seblin, “5-Plus”

Et le gouvernement passe désormais à l’offensive. Le Premier ministre tente de défendre, aux travers de quelques inaugurations, son gouvernement, quand ce ne sont pas les autres membres de son équipe qui prennent le relais de l’attaque en faisant barrage autour de lui.

Au-delà de la diversion et des spéculations surréalistes provoquées par cet épisode de «koz-koze» officiel, cette image montrant ensemble les deux farouches adversaires, sert les intérêts individuels de chacun d’eux, Jugnauth et Ramgoolam.

D’un côté, voilà donc Pravind Jugnauth qui, en tentant de faire croire qu’il peut exister des rapports cordiaux entre lui et le leader du PTr, fait comprendre à ses alliés du gouvernement que d’autres éventualités existent.

De l’autre côté, c’est le leader du PTr qui, dans sa quête d’une crédibilité auprès des leaders de l’Alliance de l’Espoir, à qui il vient de dire non pour un rapprochement, se sent flatté que le Premier ministre  soit venu vers lui. En se montrant aux côtés de Pravind Jugnauth, Ramgoolam augmente son pouvoir de marchandage.

 

NAVIN RAMGOOLAM CONVOITÉ

Zahira Radha, “Sunday Times”

Le gouvernement indien est-il pour quelque chose dans ce qui est considéré comme un dégel des relations entre les deux hommes Ramgoolam et Jugnauth ?

Si Navin Ramgoolam est de nouveau courtisé par l’opposition et plus récemment par le gouvernement à travers Pravind Jugnauth qui lui était jusqu’ici pourtant très hostile, c’est parce qu’il sera très difficile, voire impossible, de le contourner sur l’échiquier politique lors des prochaines législatives.

 

MODE DE SURVIE

Nad Sivaramen, “L’express.mu”

La lutte pour la survie suit une logique qui a été définie au fil des siècles et des guerres. Seuls ceux qui s’adaptent aux nouvelles donnes résistent.

Tout le monde pense pouvoir faire mieux que le Premier ministre de ce pays même si l’on sait que c’est une ambition quasi impossible à cause du système électoral légué par les Britanniques.

À Maurice, ceux qui vivent et s’enrichissent de la rivalité entre les Jugnauth et les Ramgoolam, suivent avec attention et inquiétude le dégel apparent entre les deux leaders… Beaucoup se remettent en question et se cherchent. Chacun veut démontrer qu’il ne sera pas forcément obsolète, si un front uni se met en place pour faire place aux menaces qui nous guettent. D’autres s’agitent dans un petit bocal.


Récalés SC: Au delà de auto-félicitations après les résultats du School Certificate.

Jean Claude Antoine, “week-end” pose la question suivante (22 Août) :

Que deviennent les recalés du SC ? Faute de Credits, ils ne peuvent poursuivre des études. Ils peuvent faire une formation tech- nique, dit-on, sauf que pratiquement toutes ces filières ne sont accessibles qu’à ceux qui ont les fameux 5 Credits.

Largués, livrés à eux-mêmes à 16 17 ans, les recalés n’auront pas accès à un emploi stable et devront travailler au noir, c’est-à-dire se laisser exploiter, a produit cette année presque 5000 recalés en SC.

 

Josie Lebrasse, “week-end”

Ce qui est autrement plus interpellant et immédiat, c’est le désarroi post-résultats du School Certificate qui a gagné de nombreux jeunes. Il y a déjà eu, malheureusement, des suicides et une incertitude insoutenable pour ceux, des milliers, qui ont été brusquement exclus du système qui perdure.


 

Agaléga: nos compatriote d’Agaléga bloquées à Maurice

Josie Lebrasse, “week-end”

Ceux qui soutiennent nos compatriotes d’Agaléga ont entamé des démarches et ils ont pu trouver un bateau disposé à les conduire à bon port et à la maison. Mais cela coûtera Rs 2 millions et le gouvernement ne veut pas faire les frais de ce rapatriement, mais pourtant, il a des milliards à jeter ailleurs. N’existe-t-il pas un fonds de solidarité quelque part pour couvrir les coûts de cette traversée ?


 

Shehnaz Patel, (Week-end), consacre sa rubrique “Fenêtres”  à l’Afghanistan – “Le Monde est en guerre”

C’est du côté de Afghanistan que pourrait être en train de se jouer le « nouvel ordre (ou désordre) mondial ». Raison de plus pour ne pas passer à côté de ce qui s’y déroule sous nos yeux fatigués…


 

Extraits des editoriaux diffusés dans Cozé do mo pep ce dimanche  22/08/2021

A ne pas rater Cozé do mo pep chaque dimanche de 11 heures à 13 heures sur Top FM

 

 

 

 

 

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