Il faut que ceux qui sont aux responsabilités en finissent avec cette attitude de « je-m’en-foutisme » lorsque l’argent ne sort pas de leurs poches. D’ailleurs, les décisions découlant des vendettas politiques, qui ont souvent des conséquences néfastes pour les contribuables, devraient être punissables par la loi. C’est trop facile de se cacher derrière la responsabilité collective. Un thème de campagne ne vous donne pas la licence de détruire/tuer comme bon vous semble et d’agir comme un état voyou.

Le No Nonsense Prime Minister qu’était SAJ aurait, avec raison, posé deux questions pertinentes à l’équipe qui avait travaillé sur le dossier Betamax avant de prendre la décision de résilier le contrat d’affrètement :

(1) Le pays va-t-il faire des économies ?

(2) Est ce que l’approvisionnement du pays en carburants est assuré ?

Si la réponse à ces deux questions était ‘non’, la décision de résilier le contrat aurait-elle été prise ?

C’est certainement fort de ces deux réponses positives que SAJ déclara après la résiliation du contrat : « Si bizin payer nou va payer ! »

Donc, les bénéfices pour le pays devaient être nettement favorables pour que son gouvernement aille de l’avant avec une telle décision.

Pourquoi laisser la population et l’opposition lancer toutes ces critiques sur le gouvernement aujourd’hui si la résiliation du contrat était la bonne décision?

L’actuel Premier ministre doit tout simplement ordonner à son ministre du Commerce de déposer au Parlement les détails sur le coût de l’approvisionnement du pays en carburant, chaque année depuis 2015, sans Betamax et ce que le coût aurait été si ce contrat n’avait pas été résilié.

Ce n’est pas si compliqué ! Alors Messieurs, assumez votre devoir envers la population et le pays.

En revanche, il y de quoi s’interroger lorsqu’on apprend qu’un ministre a fait le déplacement à Londres pour négocier un contrat d’approvisionnement en carburants avec une compagnie qui détient un ‘track record’ en matière de corruption et qui a été sanctionnée par la FBI au USA. En quoi la présence du ministre était-elle nécessaire à ces négociations ? Un Conseil d’administration indépendant, ayant l’intérêt de la compagnie et du pays à cœur, n’aurait-il pas été capable de prendre la meilleure décision sans que le ministre ne soit impliqué ?

Il y a un autre ministre qui a fait le déplacement en Espagne pour négocier, dites-vous bien, un contrat de maintenance du métro au coût de Mur 450 millions sur 5 ans. Mur 90 millions par an rien que pour la maintenance des rames du métro, c’est grassement payé, affirment les spécialistes du secteur.

Si l’intervention des ministres ne fait qu’augmenter les coûts, il est préférable qu’ils ne mettent plus leur nez dans des affaires où certains pouvoirs leur ont été conférés alors qu’ils n’ont aucune compétence dans ces domaines et sans qu’ils n’aient de comptes à rendre envers quiconque.

Balkrishna Kaunhye
19 June 2021

Balkrishna Kaunhye

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