Les voyageurs en provenance d’Inde seront désormais soumis à leur arrivée en France à un isolement obligatoire de dix jours, annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Une décision qui fait suite à la flambée de cas de Covid-19 en Inde avec la présence du double variant indien, le B.1.617.

En 24 heures, le pays a enregistré mercredi plus de 2 000 décès dus au virus et près de 300 000 nouvelles contaminations, ce qui représente l’un des bilans quotidiens les plus élevés au monde depuis le début de la pandémie, selon des données officielles. Malgré ses villes surpeuplées et la vétusté de son système de santé, l’Inde avait jusqu’à présent réussi à sortir relativement épargnée de la pandémie. Mais ces dernières semaines ont été marquées par des rassemblements politiques de masse et des festivals religieux. Selon des scientifiques, la hausse des contaminations serait aussi due à une nouvelle souche « doublement mutante » du virus Covid-19, découverte en Inde sous le nom de B.1.617.

« Parce que c’est beaucoup plus contagieux, nous voyons beaucoup plus de cas, et donc une pression beaucoup plus grande sur les hôpitaux et le système de santé que ce que nous avons vu auparavant. En fait, en ce moment même, dans toute l’Inde, on entend parler qu’il n’y a plus de bouteilles d’oxygène, de lits d’unité de soins intensifs et de lits d’hôpitaux ordinaires disponibles. Certains médicaments nécessaires au traitement ne sont pas disponibles. Ça se produit aussi parce que, dans un sens, les chiffres augmentent partout en Inde en même temps », explique Gautam Menon, professeur et chercheur sur les maladies infectieuses à l’université Ashoka en Inde .

Selon Rakesh Mishra, directeur du Centre de biologie cellulaire et moléculaire d’Hyderabad, l’un des laboratoires indiens qui effectuent le séquençage du génome d’échantillons de coronavirus, les premières indications semblent montrer que les vaccins onctionneront contre le nouveau variant du Covid-19 découvert en Inde.