© Photo D'illustration

C’est un projet de loi choc et pour le moins radical. Selon l’agence Reuters, l’Inde serait sur le point d’interdire les cryptomonnaies. Dans le détail, l’objectif serait de bannir le commerce, l’exploitation minière, l’émission, le transfert, ou encore la possession de monnaies virtuelles.

Une fois ce texte adopté, le gouvernement donnerait alors six mois aux possesseurs de cryptomonnaies pour liquider leurs avoirs. Les sanctions encourues ne sont pas encore connues mais elles pourraient être très dissuasives. Lors de discussions menées à ce sujet en 2019, le gouvernement planchait sur l’idée de dix ans de prison pour les réfractaires.

Les cryptomonnaies sont critiquées aux États-Unis et en Europe

Si l’Inde s’affaire à interdire les cryptomonnaies privées, l’idée n’est pas du tout d’en finir avec ces technologies basées sur la blockchain mais au contraire de déployer une monnaie numérique nationale officielle qui serait placée sous le contrôle du gouvernement. On serait alors assez loin de la philosophie initiale de la crypto qui visait justement à s’affranchir de la tutelle d’autorités centralisées.

Comme le rappelle The Verge, cela fait maintenant plusieurs années que l’Inde sévit contre les monnaies virtuelles. Ainsi, en 2018, la banque centrale du pays avait interdit aux banques de négocier en cryptomonnaies. Une décision qui avait été annulée par la Cour suprême en 2020 mais qui n’empêche pas les autorités de plancher sur cette idée d’interdiction totale.

À noter qu’en Occident, les autorités semblent également de plus en plus hostiles à ces monnaies virtuelles privées. La nouvelle secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a ainsi expliqué le 22 février dernier : « Je ne pense pas que le bitcoin (…) soit largement utilisé comme mécanisme de transaction dans la mesure où il est utilisé, je le crains, souvent pour le financement illicite. C’est un moyen extrêmement inefficace de mener des transactions et la quantité d’énergie consommée pour traiter ces transactions est stupéfiante. ».

De son côté, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, a expliqué que le Bitcoin « est un actif hautement spéculatif, qui a mené des affaires bizarres et certaines activités de blanchiment d’argent intéressantes et totalement répréhensibles ».

( Source – Reuters)