Bitcoin Baisse - Photo D'illustration

Faut-il craindre Bitcoin à l’approche du mois de mars ? Depuis dix ans, la tendance est assez claire : 8 années sur 10 ont enregistré des performances négatives durant ce premier mois du printemps. Le rouge l’a emporté et les baisses enregistrées variaient de 1 % à 37 % selon les années.

Après notre article sur les deux mois les plus haussiers pour le Bitcoin, penchons-nous sur celui qui se présente aujourd’hui comme le pire mois de l’année. Grâce aux données récupérées par Trading View, le tableau ci-dessous recense les performances mensuelles du Bitcoin depuis 2011.

© TradingView

Mars, le pire mois pour Bitcoin

Sur la décennie écoulée, Bitcoin a majoritairement connu des baisses sur le mois de mars. L’année dernière, le cours du Bitcoin a chuté de 25%, au même moment où les marchés financiers traditionnels ont été chahutés par l’épidémie du COVID-19. Bien sûr, les facteurs diffèrent chaque année : en 2018, le mois de mars s’inscrivait dans la (longue) correction suite à l’envolée record de fin 2017.

Il en reste que durant 8 années sur 10, le mois de mars n’aura pas profité au cours de Bitcoin. L’exception de 2013 rappelle à quel point les crypto-monnaies ne suivent pas (encore ?) les mêmes tendances que bourse traditionnelle : il y a 9 ans, Bitcoin enregistrait une hausse de 171 % sur ce mois. Cette croissance lui avait permis d’atteindre son nouveau record historique.

Quid de mars 2021 ?

Qu’en sera-t-il pour 2021 ? À cette question, plusieurs possibilités. Ce lundi, le Bitcoin enregistre une forte correction par rapport à son plus haut historique de dimanche, où la devise virtuelle flirtait avec les 59 000 $. Un repli – le premier depuis l’annonce de Tesla il y a deux semaines d’un investissement colossal d’un milliard et demi de dollars dans la crypto-monnaie.

L’euphorie autour de cette annonce s’est depuis estompée pour laisser la place à une prise de bénéfices en ce lundi. En regardant dans le rétroviseur, c’est PayPal qui a initié la tendance haussière de la célèbre crypto-monnaie en décembre dernier. Le géant des paiements électroniques avait annoncé qu’il permettrait à ses utilisateurs d’acheter et vendre ces devises numériques sur sa plateforme. Le Bitcoin était alors passé de 20 000 à plus de 42 000 $ sur le mois en question. Par la suite, son cours avait perdu 12 000 $ pour rebondir sur le support des 30 000 $ au début du mois de février.

Une correction de la même nature ne peut être écartée – en attendant peut-être une nouvelle annonce institutionnelle qui ferait gagner d’autant plus d’importance à la monnaie numérique décentralisée. Selon les experts, les supports techniques à 47 000 $ ou même 42 000 $ (en l’absence d’une véritable annonce négative) sont envisageables.

Cela dit, si mars 2021 était amené à finir dans le rouge de quelques pour-cents seulement, Bitcoin n’en sortirait pas si perdant. À son cours actuel, il affiche une capitalisation proche du billion de dollars (1 000 milliards de dollars), de quoi défendre son rôle parmi une myriade d’actifs plus traditionnels. Ses partisans et ses futurs investisseurs n’en prendront qu’une bouffée d’air frais, et son cours n’en sera que davantage solide. Pour les plus sceptiques, sa bulle spéculative n’en sera plus une.

( Source – Trading View)