Donald Trump a annoncé par un Tweet hier soir, lundi 23 novembre, qu’il permettait l’ouverture du processus de transition vers une administration Biden, plus de deux semaines après l’annonce de la victoire du démocrate.

Cette décision fournit « à la prochaine administration les ressources et le soutien nécessaires pour mettre en œuvre un transfert du pouvoir pacifique et sans accroc », a salué un responsable de l’équipe de Joe Biden, Yohannes Abraham, dans un communiqué.

 

Le président républicain sortant s’est gardé de reconnaître directement la victoire de Joe Biden en promettant de poursuivre un « juste combat » alors qu’il multiplie les recours en justice, sans succès, pour tenter de démontrer des fraudes lors du scrutin du 3 novembre.

 

« Néanmoins, dans le meilleur intérêt de notre pays, je recommande » que l’agence gouvernementale chargée du transfert du pouvoir fasse « ce qui est nécessaire concernant les protocoles, et j’ai demandé à mon équipe de faire de même », a tweeté Donald Trump.

Cette agence, la GSA (General Services Administration), venait auparavant d’envoyer une lettre informant Joe Biden que la voie était ouverte à la transition. L’administration Trump doit officiellement reconnaître que Joe Biden est le président élu pour que l’équipe de transition du démocrate puisse commencer à recevoir des informations classées top secret et s’entretenir avec les équipes en place dans les différents ministères.

 

« À cause de récents développements impliquant des recours en justice et des certifications de résultats électoraux, je vous transmets cette lettre aujourd’hui pour que ces ressources et ces services vous soient fournis », écrit la patronne de la GSA, Emily Murphy, dans la lettre diffusée lundi soir par plusieurs médias. « Veuillez noter que j’ai pris cette décision de manière indépendante, sur la base du droit et des faits à ma disposition », poursuit-elle.

« Je n’ai jamais fait l’objet de pressions, directes ou indirectes, d’un responsable d’une branche de l’exécutif quelle qu’elle soit », à la Maison-Blanche ou à la GSA, précise-t-elle, tout en tenant à faire état de « menaces » contre sa personne, sa famille, son personnel « et même (ses) animaux domestiques » en raison du délai entre l’annonce de la victoire de Joe Biden et la décision de l’agence.

 

Avec le délai pris par la GSA, le président élu n’avait toujours pas, plus de deux semaines après l’annonce de sa victoire, accès aux informations classées secret défense sur les questions ultra-sensibles concernant la sécurité des États-Unis, comme c’est l’usage. Il n’avait pas non plus pu commencer à coordonner avec l’équipe Trump la gestion de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 257 000 morts aux États-Unis.