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© Huawei

C’était l’un des évènements de cette fin d’année. Lors d’une keynote exceptionnelle, Apple dévoilait ses trois premiers Mac équipés des toutes nouvelles puce Apple Silicon. Une révolution dans l’industrie du PC puisque l’américain abandonne Intel, l’un de ses partenaires historiques.

En attendant de savoir si le grand public se montre sensible à cette nouvelle stratégie, Apple peut déjà savourer les premiers retours des testeurs. Les nouveaux MacBook Pro 13’’, MacBook Air 13’’ et Mac mini avec puces M1 reçoivent le plein d’éloges.

Qu’Apple en profite, car un nouvel acteur semble décidé à adopter la même stratégie. Huawei prépare un PC fixe intégrant lui aussi une puce maison utilisant aussi les technologies d’ARM. C’est en tout cas que révèlent des photos publiées sur le réseau social chinois Weibo.

Huawei MateStation B515 : puce maison presque comme Apple

Le PC fixe de Huawei serait dans un premier temps disponible pour les entreprises et institutions avant d’être proposé au grand public. La particularité du MateStation B515 réside donc dans l’intégration d’une puce maison alimentée par le processeur Kunpeng 920 d’ARM pouvant intégrer jusqu’à 64 cœurs et gravé en 7 nm.

Le MateStation B515 embarquerait lui une puce composée de quatre ou huit cœurs cadencés à 2,6 GHz. Contrairement à la puce M1 d’Apple, celle de Huawei s’accompagne de composants plus « standard » : 64 Go de RAM DDR4-2400, un GPU AMD R7 Radeon 430. Des photos mentionnent un modèle avec 8 coeurs, 8 Go de RAM, un SSD de 256 Go et un GPU R7 430. Pour le reste, le MateStation B515 sera livré avec un moniteur de 23,8 pouces, Full HD. Aucune information n’a été donnée sur le prix ou le système d’exploitation embarqué.

Gagner en indépendance

Comme Apple, Huawei souhaite se montrer moins dépendant des fournisseurs de puces. Cela représente même un enjeu encore plus important pour le chinois qui a fait les frais d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Plusieurs partenaires ont dû arrêter leur collaboration avec l’entreprise chinoise, aussi Huawei a dû réagir vite pour continuer à proposer des produits sur le marché européen. Malheureusement, l’absence de services Google dans ses smartphones a considérablement ralenti la croissance du constructeur sur le marché européen. Et si Huawei a su trouver un accord avec Microsoft et Intel pour continuer à intégrer les technologies américaines dans ses ordinateurs, le risque zéro n’existe jamais vraiment.

Par ailleurs, si l’élection de Joe Biden peut donner de l’espoir au chinois, cette dépendance vis-à-vis des entreprises américaines reste dangereuse. En développant ses propres puces, Huawei anticipe donc de potentiels déboires en plus des améliorations techniques apportées par ces nouvelles puces.

(Source – GSMARENA)