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Beaucoup estiment en effet qu’il y aurait une relation entre ces plateformes et les violences que l’on peut observer dans le monde réel. Cette affirmation n’est toutefois pas facilement vérifiable.

D’autres études sont nécessaires pour mesurer l’impact des réseaux sociaux dans nos vies

Les scientifiques se sont concentrés sur la période allant de 2015 à 2017, deux années marquées par un climat de tension dans le pays où la violence contre les réfugiés a explosé. Ils notent tout d’abord que la page de l’AFD est une des plus dynamiques en comparaison des autres partis politiques. Ils dénombrent alors plus de 300 000 fans (plus de 505 000 en novembre 2020 Ndlr), 290 000 commentaires et 500 000 likes. Le discours qui y est tenu est souvent qualifié de xénophobe voire « haineux » par les spécialistes du sujet.

En combinant certaines techniques utilisées en microéconomie et des outils d’analyse de textes, les auteurs ont pu constater un lien entre les pics de publications sur les réfugiés et les attaques contre ces derniers. Sur les 3335 actes de violence répertoriés dans l’échantillon de l’étude, 3171 se sont produits dans des municipalités qui comptaient des utilisateurs de la page Facebook de l’AFD.

Pour autant, les chercheurs n’affirment pas que que les géants du web sont directement responsables. Laisser les utilisateurs exprimer des points de vues extrémistes pourrait en tout cas contribuer à renforcer les violences dans le monde réel.

Fort de ce constat, les auteurs estiment qu’il ne s’agit que d’un point de départ. Ils appellent de leurs vœux à des études supplémentaires afin de mieux comprendre « comment les réseaux sociaux provoquent des changements dans nos vies. »

#Facebook #Twitter

(Source – The Nextweb)