Un nouveau vaccin COVID-19 à base de nanoparticules montre une plus grande activité d’anticorps que celle trouvée chez les survivants de la maladie.

Ces types de vaccin sont en développement dans plusieurs pays, des États-Unis au Canada, en passant par la France et le Royaume-Uni.

La particularité de ce nouveau vaccin en développement est qu’il est formé de deux parties. D’abord une nanoparticule, qui sert de « squelette » au vaccin. « C’est une plateforme, un véhicule de livraison », illustre le professeur Archambault du Canada.

Sur ce squelette, les chercheurs veulent ensuite attacher la fameuse protéine « S » du virus de la COVID-19, celle en forme de pic qui permet au virus d’infiltrer les cellules humaines. L’idée est de présenter cette protéine aux cellules du système immunitaire afin qu’elles développent des défenses contre le véritable virus SARS-CoV-2 qui cause la COVID-19.

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs utilisent des nanoparticules comme véhicules pour présenter des protéines au système immunitaire. Mais selon Denis Archambault, ce qui est unique dans ce cas est que les nanoparticules ne se contentent pas de jouer un rôle passif. Elles servent aussi d’« adjuvants », soit des ingrédients d’un vaccin qui améliorent sa performance.

« On sait que notre nanoparticule, en plus de livrer la marchandise, stimule des éléments associés à la réponse immunitaire. On a donc une double action, dit le professeur Archambault. En plus, on va travailler sur l’ingénierie de la protéine S pour la rendre encore plus immunogène. » Il précise que certains aspects du vaccin feront l’objet d’un brevet et ne peuvent être discutés.