Les autorités indiennes ont interdit il y a quelques heures les essais en phase III du vaccin russe sur sa population.

Selon l’agence régulatrice de ces types d’essais, les données des phases II ainsi que les possibles effets néfastes de ce vaccin ne sont pas connus, car les essais de phase II ont été effectués sur un trop petit nombre de volontaires.

Elle a ordonné des essais en phase II seulement.

Soulignons que la Russie avait annoncé en grande pompe début août avoir développé le “premier” vaccin contre le Covid-19.

Le président russe Vladimir Poutine avait précisé à cette occasion qu’une de ses filles avait aussi été vaccinée. Il vient d’annoncer qu’il allait autoriser l’utilisation de ce vaccin sur le grand public dès cet automne.

Baptisé Spoutnik V, en référence au premier satellite artificiel de l’histoire, le vaccin russe a cependant été perçu avec scepticisme dans le monde, notamment à cause de l’absence de phase finale des essais au moment de son annonce. “Les visées de Vladimir Poutine sont multiples, explique Florent Parmentier, professeur à Science Po et spécialiste de la Russie. “La première est une ressource de prestige, car être le premier à faire le vaccin, c’est s’affirmer comme première puissance scientifique. D’où le nom qui a été pris, Spoutnik”.