Depuis la circulation de ces deux textes de loi, ils ont été nombreux à attirer l’attention sur certains amendements… ou alors à les critiquer, des fois violemment.

Si à ce jour le plafond de la dette publique est de 65 % du produit intérieur brut, ce plafond sera annulé une fois le Covid-19 Bill voté au Parlement. Le pays étant déjà lourdement endetté, cela ne fera que détériorer la situation.
À travers le Covid-19 Bill, le gouvernement aura la possibilité de se servir depuis les réserves de la Banque de Maurice. Ce qui risque de dévaluer la roupie.
Le gouvernement compte aussi augmenter le seuil qu’il peut utiliser depuis le Consolidated Fund, c’est-à-dire des réserves qui n’existent pas encore. Le plafond passera de Rs 3,5 milliards à Rs 15 milliards.

Des amendements seront aussi apportés aux lois du travail. Ainsi, pour le secteur privé, un employeur sera autorisé à retenir 15 des annual leaves d’un employé. Autre amendement : une compagnie peut licencier en employé avec un mois de salaire mais après avoir obtenu l’aval du Redundancy Board. Les employeurs auront même la possibilité de mettre ses employés au chômage technique.

Le Covid-19 Bill vise aussi à amender la Pharmacy Act pour établir des délais stricts pour le Pharmacy Board dans l’examen d’une demande d’implantation d’une unité de production de médicaments. Ces provisions ont été critiquées par le président de l’Association de Maurice.
Venons-en au Quarantine Bill. De pouvoirs additionnels seront donnés aux policiers. Ces derniers pourront arrêter une personne et procéder à une perquisition sans avoir de mandat dans le cadre de cette loi.

Sur toutes ces provisions, les débats à l’Assemblée nationale risquent d’être chauds.

Article précédentBulletin prévision pour Maurice de ce mercredi 13 mai 2020
Article suivantCovid-19 Bill et Quarantine Bill: 32 intervenants lors des débats